Université de Montréal, Université Libre de Bruxelles, Université de Genève

Appel 2021

Selected projects

Effets des mesures visant à lutter contre la pandémie COVID-19 sur les conditions sociales et de santé des populations précarisées. Approche comparée

Plusieurs études ont montré les effets des inégalités sociales et de santé sur la transmission de la COVID-19. Par ailleurs, les campagnes de vaccination contre la COVID-19 ont aussi mis en évidence le lien entre hésitation vaccinale et populations précarisées dans les pays occidentaux. Alors que les premières recherches ont insisté sur les facteurs de risque des formes graves de la maladie tels que l’âge et des comorbidités, des chercheurs suggèrent d’élargir le champ d’études de la COVID-19 en mobilisant le concept de syndémie pour insister sur l’entrelacement des maladies, des facteurs biologiques, sociaux et environnementaux qui, par leur synergie, aggravent les conséquences de ces maladies sur une population. Si ces déterminants épidémiologiques et sociaux de la COVID-19 ont fait l’objet de recherches, l’étude des conséquences sanitaires et sociales des mesures populationnelles (confinement, chômage partiel, fermeture des écoles, etc.) sur les inégalités sociales et de santé n’a été que rarement abordée. Ce projet G3 entend valoriser les recherches effectuées afin de préparer une étude comparative approfondie et interdisciplinaire des effets de ces mesures sur les populations précarisées de Montréal, de Genève et de Bruxelles.
Les objectifs de ce projet visent a) à fournir une analyse comparée de la syndémie de COVID-
19 (épidémiologie, mesures sanitaires et sociales) dans les trois villes sur la base de recherches déjà effectuées, notamment par les unités de recherche de cette proposition, b) d’identifier des innovations et les ressources mobilisées par des acteurs collectifs de terrains (communautaires et associatives) en réponse à la pandémie et aux inégalités de santé, et c) à construire un projet de recherche comparée portant sur l’analyse des effets des politiques sanitaires et sociales mises en place pour lutter contre la COVID-19 y compris la vaccination, auprès des populations les plus vulnérabilisées dans les trois villes en interrogeant les articulations et leurs absences entre les divers acteurs impliqués (au niveau sanitaire et social).
Plus spécifiquement, ce projet G3 entend, sur la base de travaux existants, répondre à diverses questions de recherche :

  1. En regard de la COVID-19, quelles sont les inégalités sociales de santé à Montréal, à Genève et à Bruxelles et comment se comparent-elles?
  2. Quelles sont les principales mesures populationnelles de lutte à la COVID-19 et les principales mesures sociales mises en place à Montréal, à Genève et à Bruxelles et comment se comparent-elles?
  3. Quelles seraient les hypothèses des impacts de ces mesures sur les populations précarisées (point de vue des personnes, des associations, des professionnels de la santé)?
    L’ambition de ce projet G3 est d’une part, de rassembler des résultats de recherches sur cette thématique (des séminaires en visioconférence des équipes, une conférence de clôture et un ouvrage collectif publié par les maisons d’édition de ces universités), d’autre part, d’élaborer des projets de recherche communs aux trois équipes interdisciplinaires (médecine, épidémiologie et sociologie) sur le thème proposé et à soumettre auprès des FRQ/FNS/FNRS.
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Participants
Andrea Rea
Yves Jackson
Judith Racapé
Marie-France Raynault
Professeur
Université de Montréal - Département de médecine sociale et préventive
Claudine Burton-Jeangros
Université de Genève

Global Urb : interroger la globalisation urbanistique depuis les Suds

Les villes du Sud Global connaissent de profondes transformations à la faveur de la révolution numérique, de la financiarisation, de la diffusion de nouveaux paradigmes urbanistiques (technologiques, climatiques), de la diffusion d’un urbanisme de projet et de l’action de nouveaux acteurs étatiques (Chine, Singapour) et privés (promoteurs, investisseurs). Ces tendances portent de nouvelles formes de « globalisation urbanistique » et de pratiques citadines encore trop méconnues.

Ce projet propose d'interroger cette globalisation urbanistique en :

  • favorisant la formation et la mobilité des étudiant.e.s de nos trois universités en organisant conjointement un atelier d’urbanisme international dans un contexte métropolitain du Sud. Les termes de références, concepts, outils, rendus et rapports finaux de l’atelier seront discutés conjointement dans les trois universités avant, pendant et après le terrain.

  • consolidant un réseau de chercheurs étudiant les dynamiques émergentes de production des villes du Sud dans les trois universités et leur donnant les moyens de développer un agenda de recherche commun et comparatif sur les enjeux urbains globaux autour des activités académiques menées à l’Université de Montréal (Département de géographie), à l’Université libre de Bruxelles (Faculté d’Architecture) et à l’Université de Genève (Institut de Gouvernance de l’Environnement et du Développement Territorial de la Faculté des Sciences de la Société).

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Participants
Armelle Choplin
Professeure associée
Université de Genève - Département de géographie et environnement
Gabriel Fauveaud
Assistant Professor
Université de Montréal - Geography
Luisa Moretto
Professeure
ULB - Faculté d'Architecture

L’équité, la diversité et l’inclusion au sein des universités : une démarche comparative et formative

L’équité, la diversité et l’inclusion sont des sujets vifs, tant dans le monde académique que professionnel : le nombre de colloques et de publications sur le sujet est en augmentation constante et de plus en plus d’organisations s’intéressent à ces questions. Les universités jouent un rôle capital dans ces démarches car elles ont la responsabilité d’offrir le modèle d’une société équitable, inclusive et innovante.
A Bruxelles, Genève et Montréal, la diversité est partie intégrante des activités d’enseignement, de recherche et des politiques d’intégration. Pour donner quelques exemples, l’ULB a une politique très active dans le domaine, avec plusieurs projets d’envergure sur la question de l’égalité de genre, comme CALIPER par exemple ; l’Université de Genève organise une école d’été et une formation continue, qui connaît un succès retentissant, permettant l’échange des bonnes pratiques et des événements de sensibilisation. L’Université de Montréal déploie d’importants efforts dans le but de favoriser l’intégration des principes d’équité, de diversité et d’inclusion (EDI) dans la recherche et la gestion universitaire.
Le projet proposé vise à favoriser la collaboration entre les trois universités sur le thème Égalité, diversité, Inclusion (EDI) en s’attardant plus spécifiquement à son application dans les milieux universitaires et ses trois volets : recherche, formation et impact sociétal. Plus concrètement, le projet a comme ambition de développer du contenu pédagogique innovant sous la forme de capsules vidéo, de proposer un ouvrage collectif interdisciplinaire et de développer un programme avec les étudiants pour une université plus inclusive. Cela favorisera le débat sur la place de l’ÉDI dans les universités, comme vecteurs de changements et de développement durable.

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Participants
Klea Faniko
Chargée de cours/chargée de projets
Université de Genève - Section de Psychologie / Service égalité & diversité
Claudia Toma
Professeure
ULB - SBS-EM
Klea Faniko
Chargée de cours/chargée de projets
Université de Genève - Section de Psychologie / Service égalité & diversité
Tania Saba
Professeure
Université de Montréal - Chaire BMO en diversité et gouvernance

Paysages-catastrophes (XVIe-XXIe s.)

Changements climatiques, désastres naturels, drames humains : les temps contemporains sont aux catastrophes. Pendant longtemps, et aujourd’hui encore, les catastrophes ont souvent été justifiées en termes providentiels, avant que le « désenchantement du monde » ne conduise l’humanité à les interroger sous des angles nouveaux, moraux (pourquoi ?), mais aussi savants (comment ?), historiques (quand ?) et affectifs (qui ?).
Ces questions n’ont pas seulement été posées dans des discours et des théories ; elles ont également nourri un véritable imaginaire catastrophique, s’incarnant dans des lieux et des représentations. Des lieux naturels et urbains, car le désastre marque toujours un territoire en l’inscrivant dans le temps présent et dans l’événement : la terre (éboulements et séismes), le feu (incendies et éruptions volcaniques), les eaux (inondations et raz-de-marée), les airs (épidémies, invasions d’insectes et contaminations radioactives), le ciel (orages et tempêtes, comètes et éclipses), la ville (ravages de la guerre, expropriations, destructions et rénovations urbaines, urbanisation des faubourgs et disparition des campagnes) et les activités humaines liées à ces lieux (effondrements d’édifices, accidents et collisions). Des lieux, donc, mais aussi des représentations : des images fixes (peintures, estampes) ou mobiles (spectacles pyrotechniques et naumachies, films et jeux vidéo), des univers sonores (bruits des jeux d’eau, des fontaines, des grottes et des cascades, dans les jardins et les villes, musiques et soundscapes), où le désastre est figuré, projeté, voire dépassé, en particulier, pour la Renaissance, dans un cadre narratif chrétien — Loth et ses filles avec la destruction de Sodome et Gomorrhe, l’Apocalypse, etc.
Ces paysages-catastrophes conservent les traces réelles ou imaginaires du désastre ; mais ils engagent aussi une autre manière de penser, de percevoir et de ressentir les bouleversements naturels et humains, qui ne sont plus mis à distance par le langage, mais pris dans la matière même des choses. Ils mettent en scène l’angoisse « catastrophiste », face aux destructions ou à l’imminence de nouveaux désastres, comme les espoirs placés dans la régénération du monde et les lendemains qui chantent. Ils suscitent la méditation sur les ruines sublimes, auxquelles une beauté est paradoxalement conférée, comme ils catalysent une nouvelle conscience patrimoniale, par l’appropriation du paysage détruit. Ils construisent l’espace d’un débat démocratique, en conférant une visibilité à la mémoire traumatique des désastres naturels et humains (le Pérou vice-royal) et des destructions (Dresde), mais manifestent aussi le pouvoir par l’invisibilisation ou la minimisation des dévastations, en particulier dans un contexte autoritaire ou colonial.
Dans le sillage des Disaster Studies, notre projet fait le choix d’une perspective globale et de la longue durée. Notre enquête commence au XVIe siècle, avec l’apparition du mot catastrophe dans la langue française, et se poursuit jusqu’aux temps les plus récents, marqués par des bouleversements environnementaux et climatiques. Il abordera le paysage catastrophe dans toute sa diversité thématique, géographique et historique — paysages sublimes, « apocalypses urbaines », Trümmerfilme, films et jeux « apocalyptiques » ou « post-apocalyptiques », disaster et nuclear movies, musique bruitiste et noise music, etc. —, en mobilisant de nombreuses sources différentes — peintures, estampes et photographies, architectures, plans urbains et cartes, jardins, ex-votos, guides et récits de voyages, ego-documents, correspondances, etc.

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Participants
Jan Blanc
Jan Blanc
Christophe Loir
Richard Bégin
Professseur agégé
Université de Montréal - Histoire de l'art et études cinématographique
Denis Ribouillault

Penser la place des sciences des sexualités en bibliothèque universitaire

Penser la place des sciences des sexualités en bibliothèque universitaire
Entre la recherche en sciences des sexualités et les enjeux bibliothéconomiques

Avec l’essor manifeste du champ interdisciplinaire des sciences des sexualités, les directions des bibliothèques de l’Université Libre de Bruxelles, de l’Université de Montréal et de l’Université de Genève ont vu une belle opportunité de réactiver la collaboration entre les trois directions des bibliothèques du G3, et de réfléchir à la place que ces collections peuvent prendre, ainsi qu’à l’importance d’offrir un soutien documentaire pour répondre à des besoins sociétaux émergents ou pour encourager la recherche sur les sexualités. Les trois directions de bibliothèques reconnaissent qu’il s’agit là d’un enjeu d’avenir, tant pour celles qui possèdent déjà des collections en la matière et du personnel dédié à ses questions, que pour celles qui s’interrogent sur leur rôle . En outre, elles constatent une demande croissante de la part des usagers et des usagères des bibliothèques universitaires qui souhaitent avoir accès à des ressources documentaires pour des projets de recherche, des publications, des thèses de doctorat et des mémoires de maîtrise sur des thématiques liées aux sexualités, tous domaines confondus.

À l’origine, ce projet découle de la collaboration entre le Centre Maurice Chalumeau en Sciences des Sexualités (CMCSS) et la Bibliothèque de l’Université de Genève, qui a récemment reçu un don d’un collectionneur privé de près de 50 000 documents liés au domaine des sexualités (collection Michel Froidevaux). La réception de cet ensemble documentaire soulève de nombreux questionnements qui ne semblent jusqu’alors pas avoir été abordés de façon spécifique au sein des institutions de l’espace francophone. Quelle place pour les sciences des sexualités en bibliothèque universitaire ? Comment promouvoir la particularité de ces collections ? Comment et pourquoi uniformiser des pratiques pour ces collections aux enjeux majeurs et spécifiques ? Comment des échanges peuvent contribuer au développement de ce champ émergent dans l’espace francophone alors que le monde anglophone dispose déjà d’acteurs connus en la matière, tels que le Kinsey Institute à l’Indiana University ? Comment mettre en dialogue les recherches développées au sein de nos universités avec les pratiques de nos bibliothèques universitaires ?

L’objectif de ce projet G3 consiste en l’association de l’Université Libre de Bruxelles, de l’Université de Genève et de l’Université de Montréal (de leurs bibliothèques et de différentes entités thématiques comme le CMCSS à Genève ou l’Observatoire du Sida et des Sexualités à Bruxelles) par la formation d’un groupe d’échanges et de réflexions autour des collections et des services de soutien liés aux sexualités en bibliothèque universitaire. Ces trois partenaires se situent à différents stades de développement sur ces questions, ce qui bien loin d’être un frein au projet, constitue au contraire sa richesse. Les différentes réalités et pratiques des bibliothèques ainsi que le lien tissé avec les recherches en cours au sein de chaque université font émerger d’autres questionnements qui étayeront nos réflexions et fourniront des exemples concrets : quelle place accorder à des fonds privés (par la réception d’un don comme la collection Michel Froidevaux à Genève) au sein de bibliothèques universitaires ? Par quels moyens répondre au développement des sciences des sexualités lorsque les bibliothèques ne disposent pas de collections documentaires dédiées, comme c’est le cas à l’Université Libre de Bruxelles, même si l’Observatoire du Sida et des Sexualités récemment rattaché à l’ULB possède un centre de documentation ? Quelles relations sont entretenues avec les recherches menées au sein de chaque entité lorsque les ressources documentaires sont déjà présentes dans les collections, mais dispersées au sein de ses multiples bibliothèques, comme c’est le cas à l’Université de Montréal ? Qu’en est-il de l’adéquation des vocabulaires utilisés pour décrire ces documents, et donc des clés d’accès pour les repérer dans les outils et moteurs de recherche, étant donné l’évolution rapide de la terminologie pour ces questions ?

Ce projet entend contribuer à l’émergence et au développement des sciences des sexualités, en se penchant plus particulièrement sur les enjeux bibliothéconomiques des collections, de leur mise en valeur dans un contexte disciplinaire vaste et du soutien à apporter aux domaines du savoir en émergence. Les trois universités francophones partenaires réuniront ainsi les membres de leurs équipes tels que les bibliothécaires et ceux des communautés de recherche et étudiantes autour d’un objet d’étude commun : les sexualités.

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Participants
Camille Jacques-Yassine
Joëlle Muster
Responsable de la bibliothèque du site Uni Mail
Université de Genève - DIS
Ferdinando Miranda
Directeur excécutif du Centre Maurice Chalumeau en Sciences des Sexualités
Université de Genève
Maryse Legault
Adjointe à la directrice générale des bibliothèques
Université de Montréal
Muriel Baguet
Directrice du département des bibliothèques et de l'information
Université Libre de Bruxelles
Delphine Metten
Documentaliste
Observatoire du Sida et des Sexualités de l'Université Libre de Bruxelles

Les systèmes de sécurité sociale à l’épreuve d’une pandémie mondiale. Fédéralisme fiscal et organisation des systèmes de sécurité sociale.

La crise sanitaire qui frappe le monde depuis 2020 a montré l’importance des politiques publiques tant en matière de santé et de gestion de la crise sanitaire qu’au niveau des politiques sociales au sens large. Ces politiques publiques (gestion du confinement, augmentation des dépenses et réduction des recettes) depuis le début de la pandémie se sont traduites par une augmentation des déficits publics sans précédent depuis la seconde guerre mondiale, et partant, de la dette des États. La crise financière de 2007-2008 et la crise des dettes souveraines en Europe qui l’a suivie ont montré qu’une dégradation importante des finances publiques pouvait se traduire par des réformes importantes des systèmes de sécurité sociale et des finances publiques en général (augmentation des prélèvements, diminution des prestations).
La manière avec laquelle les États vont devoir garantir la soutenabilité des finances publiques à la sortie de la crise sanitaire n’est aujourd’hui pas encore définie. Le choix portera-t-il sur un assainissement rapide des finances publiques comme au début des années 2010 ou, au contraire, sur des politiques de relance visant à soutenir l’économie et les services publics comme la majorité des États l’a fait depuis le début de la pandémie ? La sortie de la pandémie se traduira-t-elle par un réinvestissement dans les politiques visant les familles et les ménages moins favorisés ? Sans oublier que la Sécurité sociale est confrontée au choc du vieillissement tant au niveau de ses dépenses que de ses recettes.
Face à la crise sanitaire, aux pressions croissantes sur le financement des systèmes de sécurité sociale et aux enjeux liés au vieillissement de la population et aux pénuries de main d’œuvre, nous proposons d’apporter une analyse originale sous l’angle du fédéralisme fiscal. Un élément essentiel du débat porte sur la manière d’organiser et de gérer les différentes composantes de la Sécurité sociale dont notamment l’efficacité d’une politique de centralisation ou de décentralisation des politiques publiques tant en termes de dépenses que de recettes.
Dans ce projet, il s’agit d’étudier l’impact sur la gestion de la pandémie et sur les finances publiques de la répartition des compétences et des ressources budgétaires relatives à la sécurité sociale dans trois pays relativement décentralisés : la Belgique, le Canada et la Suisse. Ces trois pays, aux caractéristiques socioéconomique proches et partageant l’usage du français et d’autres langues, présentent cependant des différences importantes dans leur organisation institutionnelle. La Suisse, où les cantons possèdent de nombreuses compétences en sécurité sociale, connait depuis longtemps une tendance à la centralisation. À l’inverse, la Belgique connait une décentralisation rapide, la dernière réforme de l’État (2014), de grande ampleur et concernant principalement des matières de sécurité sociale, est à peine opérationnalisée que l’autorité fédérale s’engage à une nouvelle proposition pour 2024 qui viserait à la décentralisation des soins de santé. Le système de sécurité sociale au Canada s’éloigne de ces deux systèmes, celui-ci n’étant pas structuré autour d’un système fédéral intégré mais autour d’une division passablement étanche des compétences, qui laisse chaque ordre de gouvernement avec des responsabilités propres.

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Participants
Maxime Fontaine
Jean-Michel Bonvin
Alain Noël
Benoît Bayenet